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samedi 18 décembre 2010

Le Système de Surveillance Maritime Globale. La Détection Satellitaire.

Un pêcheur norvégien navigue en parallèle avec un bateau réfrigérateur sur les eaux territoriales norvégiennes. Ce dernière  après le rencontre avec le pêcheur, finis son parcours dans un port de l’Afrique de l’ouest. Cette action a était analysé pour les autorités norvégiennes en considérant un possible transfère illégal de la marchandise norvégienne.
Dans un deuxième cas, un bateau traverse le canal de Panama, en suite, il fait route vers les Iles Canaries. L'émetteur de signaux, obligatoire pour tout bateau de plus de 300 tonnes s’arrête avant d’arriver aux îles en redémarrant quand il refait route vers la Mer Méditerranéen. C’est laquelle la raison de cet arrêt si bizarre de l’émetteur en territoire canarien ?
Mais, comment peut-on visualiser le parcours de ces bateaux en haute mer, loin des ports et tours de surveillance côtière ? 

La détection par satellite s’’ouvre au transit maritime pour suivre les bateaux à échelle globale et par première fois le système AIS (Automatic Identification System) commence à être utilisé pour la réception depuis les satellites sur un système expérimental. Avec ce système de détection, il est possible de connaître de manière précise la localisation d’un bateau en milieu maritime pendant des longues périodes. Le parcours des bateaux peuvent être connus pour les ports qui détecteront, aussi, l’approche des bateaux au domaine juridictionnel et les situations anormales de ceux-ci, informations d’utilité face aux autorités maritimes.
Un des récepteurs AIS appartenant à l’Agence Européenne de l’Espace (ESA) et installé sur le laboratoire Columbus de la station spatiale internationale a été mis en fonctionnement le 1 juin 2010. En quelques mois s’a démontre que le système de localisation global est faisable (tout avec quelques ajustements à résoudre). Un deuxième récepteur AIS (appelé AISSat-1) se localise sur un petit satellite norvégien, pays qui a eu l’initiative du projet. Tout les deux récepteurs visualisent des aires complémentaires grâce à ses différentes inclinations et hauteurs en recouvrant toute la planète des 68 dégrées Nord aux 68 dégrées Sud.

Dernière carte disponible de localisation des bateaux dans la planète :

« Nous avons reçu des signales de plus de 60.000 bateaux différents depuis que le projet a commencé dans la station spatiale » explique Torkild Eriksen, directeur scientifique du projet, qui fait partie de l’Organisme de Recherche de la Défense Norvégien (FFI). En tout moment, il y a beaucoup de grands bateaux en haut mer non détectés pour les AIS terrestres.
Pourtant, les bateaux proportionnent, ne seulement l’information identitaire, mais aussi, grâce à la connexion du GPS à l’émetteur, des informations concernant à son type, localisation, route, vitesse, destination et cargaison.


Source : El Gran Hermano de los Barcos. El País digital (journal espagnol).

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lundi 29 novembre 2010

Autoroute de la mer (la liaison Nantes et Gijón)

Késako?
Les autoroutes de la mer, au sens européen du terme, sont des liaisons maritimes régulières permettant de reporter sur la mer le transport routier de marchandise entre les différents pays de l'Union. Les remorques routières peuvent être embarquées sur les navires avec ou sans les tracteurs et leurs conducteurs. Le concept, décrit en 2001 dans le Livre blanc des transports de la Commission européenne, est financé pour la période 2007-2013 à hauteur de 450 Millions d'euros dans le cadre du programme Marco Polo.

La première autoroute de la mer au départ d'un port français a été mise en place le 16 septembre dernier entre Montoir-de-Bretagne, près de Nantes, et le port asturien de Gijón, sur la côte Nord de l'Espagne.

Dans un premier temps, trois aller-retour par semaine seront proposés : départ à 21h00 de Nantes, pour une arrivée le lendemain matin à 11h00 à Gijón. Soit 14 heures de trajet maritime contre les 24 heures actuelles de liaison par la route. Ce trajet maritime permet en outre aux chauffeurs routiers d'effectuer a bord leur période de repos obligatoire. Sans compter le dégagement des axes routiers traversant les Pyrénées : l'autoroute de la mer devrait permettre, selon les armateurs, de transporter 35000 véhicules la première année et jusqu'à 100000 camions d'ici cinq ans, ce qui correspond environ à 3% du trafic routier transpyrénéen.

Le "Norman-Bridge", premier navire affrété sur cette ligne avec une capacité totale de 150 véhicules, pourrait en effet être rejoint par un second navire si le succès est au rendez-vous. Cela permettra de faire fonctionner ce service avec six aller-retour par semaine. Pour l'heure, au terme du premier mois d'exploitation, environ trente camions ont été transportés au cours de chaque rotation.

Financement:
En tant qu'autoroute de la mer, la liaison bébéfici, pendant cinq ans de subventions qui atteignent 35% des coûts d'exploitation: 15 millions versés par la France et la même quantité versé par l'Espagne. 4 millions de plus proviennent de l'Union Européenne.



Source : Revue NPI (Navigation Ports & Industries) nº 10 octobre 2010. pp 301

lundi 25 octobre 2010

L’évacuation des déchets urbains par voie fluviale, La voie d’eau comme solution.

Pour quoi la voie fluviale ?

En quant à la vitesse…
Un bateau se déplace à une vitesse de 12 à 18 kilomètres à l’heure, il n’est pas compétitif si on le compare avec les systèmes de déplacements aujourd’hui. Néanmoins, cette vitesse doit être relativisée par la capacité de transport en relation à d’autres moyens de transport, la disponibilité (24/24 - 363 jours par an), la facilité de transporter des colis lourds sans autorisations spécifiques, sa ponctualité.

Une démarche qui préserve l’environnement…
Réduction du trafic routier aux simples collectes de proximité par un conditionnement de déchets au plus près du lieu de production. Objectif pollution zéro : les conteneurs, tout en concentrant le produit transporte, assurent les meilleurs garanties de propreté et de sécurité pour le transit des déchets bruts.
« Une chaîne logistique complète » : la voie d’eau peut acheminer les produits traités et recyclés vers leurs lieux de dépôt ou de commercialisation depuis des parcs de valorisation implantés sur les plates-formes portuaires.
Pour traiter les ordures sans aucune pollution, la meilleure solution consiste à recourir aux conteneurs : afin de réduire le trafic routier aux simples collectes de proximité, des bennes arriveront au plus près du lieu de production et déchargeront leur contenu dans la trémie d’alimentation d’un compacteur Les déchets bruts seront ensuite transportés par voie d’eau jusqu’aux parcs de valorisation implantés sur des plates-formes portuaires d’où, une fois traités et recyclés, ils pourront être réacheminés, toujours sur l’eau, vers leur lieu de dépôt ou de commercialisation.


Source : Entre terre et eau… le Port Autonome de Paris. Michel Rachline